Artene architecture.

Musée des Moulages | 2015. Paris - 10ème arr

Restauration des charpentes / couvertures et restitution du système d’éclairage zénithal

Me d'Œuvre :
Artene (mandataire) et Arcade (BET Electricité)
Me d'Ouvrage :
Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
Mission :
Maîtrise d’œuvre complète
Montant :
715 000.00 € HT
Chronologie :
Chantier en cours

Elevé en 1882 par l’architecte Gustave- Léon VERA dans l’enceinte de l’hôpital Saint-Louis de Paris, le Musée des Moulages a été créé pour abriter une collection de 4807 pièces de moulages de cire réalisé au XIXème pour l’enseignement de la dermatologie, spécialité originelle de l’hôpital. La collection est classée aux Monuments Historiques depuis 1992 et le bâtiment est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire depuis 1997.

A ce jour, les conditions de conservation des moulages, boiseries et charpentes sont devenue critiques, l’urgence résidant dans la réfection de la toiture du musée afin de préserver ce lieu d’histoire et de mémoire de la médecine.

L’opération consiste donc à restaurer les terrassons en zinc et les brisis en ardoises afin de livrer une couverture pérenne et posée dans les règles de l’art. Outre cette intervention, l’enjeu de l’opération tient également dans la restitution du principe d’éclairage zénithal originel de la grande salle de présentation des moulages.

En effet, ce dispositif de plafond lumineux prenait jour par des châssis vitrés de grandes dimensions ménagés dans la toiture, tandis qu’un système de bâches, montées sur rails, permettait d’occulter à la demande le plafond en verre dépoli de la grande salle. Cet éclairage naturel a été neutralisé depuis de nombreuses années pour faire face aux défauts d’étanchéité récurrents des châssis vitrés, mais également pour contrer les problèmes thermiques que ce dispositif soulevait en contradiction avec les exigences de la conservation des cires anatomiques. Optant pour la suppression des verrières en toiture, le projet prévoit la mise en œuvre d’un nouveau système d’éclairage à LED qui sera dissimulé dans le vaste puits de lumière initialement construit dans les combles, et qui sera lui-même remis en état avec ses parois peintes en blanc, pour simuler alors au plus juste l’éclairage zénithal naturel d’origine.